full screen background image
Search
30 octobre 2017 | י חשון התשעח
  • :
  • :

EXPERIENCES Art Fair : quand l’art symbolise l’unité

expLorsque le monde entier est en émoi devant la montée en puissance du terrorisme à travers le monde, l’art demeure l’un des meilleurs moyens d’établir une communication entre les cultures et crée un lien d’harmonie entre les hommes. De Paris à Tel-Aviv, pénétrez dans les coulisses de l’évènement artistique de cette fin d’année : l’EXPERIENCES Art Fair qui mettra en scène des jeunes talents français et israéliens réunis pour exprimer leur indivisibilité face à l’horreur. Pour connaître la genèse d’un tel projet, Israpresse est parti à la rencontre d’Elodie Lovalente, une des organisatrices de l’exposition à Tel-Aviv.

Israpresse : Comment est née l’idée de vouloir mettre en lumière des artistes français et israéliens?

Elodie Lovalente : Tout est parti de la rencontre entre Rudy Cohen (WeWalls) et Olivier Colas (fond d’investissement Anténor). La fabuleuse opportunité d’avoir à disposition un immeuble au cœur de Paris a vite donné l’idée d’une « art fair ». Rudy étant sioniste dans l’âme et conscient du talent des artistes israéliens a voulu en profiter pour les mettre en lumière. L’idée de l’échange a ensuite naturellement découlé…

Israpresse : Vous êtes une des organisatrices de Tel-Aviv. Racontez-nous le travail en amont réalisé avant le grand jour.

Elodie Lovalente : Il faut savoir qu’EXPERIENCES a eu 50 jours pour naître et à Paris et à Tel-Aviv, sans aucune ressource financière mais avec des partenaires extraordinaires comme la Fondation France Israël ou Business Leader qui ont travaillé avec nous d’arrache-pieds pour faire naître EXPERIENCES. Ici à Tel-Aviv nous avons d’abord rencontré les artistes israéliens qui ont fait preuve d’une spontanéité incroyable, concernant le lieu je remercie Delphine Guedj, directrice de l’hôtel Lily & Bloom qui nous a fait immédiatement confiance en nous mettant à disposition le hall de l’hôtel pour toute la durée de l’exposition. Parallèlement il a fallu trouver des partenaires, s’occuper de la communication, faire face aux imprévus… Bref beaucoup d’adrénaline.

Israpresse : Comment les artistes ont-ils été sélectionnés?

Elodie Lovalente : L’une des particularités d’EXPERIENCES Art Fair est qu’il y a eu un appel à projet on ne peut plus démocratique: des artistes reconnus évidemment comme Ziv Koren ou Stéphane Malka mais aussi une campagne sur les réseaux sociaux. Au final des centaines de candidatures qui nous ont permis de trouver quelques talents auxquels nous croyons. Il y a un comité de sélection formé d’experts de l’art contemporain Rudy Cohen, Cécile Montigny d’Apar.Tv, Jonathan Taieb en tant que commissaire d’exposition pour l’art Contemporain, Jérémy Chausse commissaire d’exposition pour le street art, puis toute l’équipe a aussi mis son grain de sel.

Israpresse : Les œuvres présentées pourront-elles être acquises par les visiteurs?

Elodie Lovalente : Les œuvres exposées pourront évidemment être acquises par les visiteurs mais grâce à la start-up WeWalls elles pourront aussi être louées pour 3 mois, 6 mois ou un an. Notre volonté est le partage de l’art, en ce sens EXPERIENCES s’inscrit dans un process de Sharing Economy, nous avons la conviction que l’art doit être accessible à tous. Le but de l’art n’est il pas finalement de nous ouvrir sur un nouveau prisme?

Israpresse : Y aura t-il d’autres éditions d’ EXPERIENCES Art Fair?

Elodie Lovalente : Evidemment, le but étant de rétablir le contact entre le public et l’art chaque année. Notre façon de consommer l’art est aujourd’hui détachée de l’artiste, de sa profondeur. Au lieu de rassembler, l’art contemporain fait peur, vu comme trop élitiste, peur de dire une bêtise, alors que tout est subjectif et si universel.

Propos recueillis par Michaël Assous