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26 avril 2017 | ל ניסן התשעז
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Une agora grecque au cœur de Tel-Aviv

rubinsteinJeudi 28 mai, l’Institut français de Tel-Aviv organise la « Nuit de la Philosophie et des Arts ». De 18h à 7h le lendemain matin, une soixantaine de philosophes et de chercheurs prendront la parole dans des lieux insolites de la ville blanche. Olivier Rubinstein, directeur de l’Institut français d’Israël explique à IsraPresse les coulisses de cet évènement qui a nécessité six mois de préparation.

IsraPresse : Comment est né ce projet de Nuit de la Philosophie et des Arts ?

Olivier Rubinstein : Cela fait 5-6 ans que ce concept existe. La première Nuit a eu lieu à Paris, ensuite il y a eu Berlin, New York. Je tenais absolument à ce que cela se passe également à Tel-Aviv. L’objectif est de diffuser la philosophie, de la démocratiser. Le temps d’une nuit, nous voulons que le public prenne part au débat public, dans la tradition des penseurs grecs de l’Agora. La nuit, l’esprit est ouvert. Le lendemain c’est férié. Nous avons imaginé cette nuit comme une ballade philosophique dans Tel-Aviv. De 18h à 7h du matin, le public pourra donc déambuler dans la ville et assister à des sessions qui durent entre 20 et 25 minutes. Il y aura des débats, des conférences mais aussi des films. Je pense notamment à « L’abécédaire de la philosophie » de Gilles Deleuze.

IsraPresse : Cette édition comportera-t-elle une spécificité israélienne ?

Olivier Rubinstein : Evidemment. De très nombreux débats porteront sur des thèmes liés à Israël, à l’identité juive. Sur la soixantaine d’intervenants, il y a de nombreux français comme Cynthia Fleury, Barbara Cassin, mais aussi Ariel Wizman qui nous dispensera une leçon de philosophie et jouera un set de musique. Mais il y aura également de très nombreux israéliens comme le politologue Denis Charbit, l’écrivain A. B. Yehoshua, l’historien Zeev Sternell mais aussi le professeur et philosophe Raphaël Zagury-Orly.

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IsraPresse : Pourquoi avoir choisi de proposer des débats en français, hébreu et anglais ?

Olivier Rubinstein : On ne voulait pas se couper du public israélien. Il ne faut pas oublier que notre objectif initial est de diffuser la culture française auprès des Israéliens.  Ensuite, pour le public francophone, il nous paraissait compliqué de suivre en anglais des débats philosophiques. Nous avons opté pour un programme avec des conférences disponibles dans une des trois langues. De nombreuses manifestations bénéficieront de traductions simultanées.

Le programme détaillé de l’évènement est disponible ici.

Propos recueillis par V.G-B