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26 avril 2017 | ל ניסן התשעז
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Roschdy Zem et Emmanuelle Bercot en Israël

Emmanuelle Bercot et Roshdy Zem Crédit; Institut français de Tel Aviv

Emmanuelle Bercot et Roshdy Zem
Crédit; Institut français de Tel Aviv

Pour sa 13ème édition, le Festival du cinéma Français en Israël a accueilli des artistes incontournables du 7ème art. Claude Lelouch et Elsa Zylberstein ont ouvert le bal à la cinémathèque de Tel-Aviv avec « Un + Une » tandis que Roschdy Zem et Emmanuelle Bercot ont présidé la cérémonie de clôture.

Acteur et réalisateur Roschdy Zem est venu présenter « Chocolat », son quatrième film en tant que cinéaste. Emmanuelle Bercot, quant à elle a assisté aux projections de « La tête haute », qu’elle a réalisé ainsi que de « Mon Roi » pour lequel elle a remporté le Prix de la meilleure interprétation féminine au Festival de Cannes 2015. Tous les deux se sont prêtés au jeu de la conférence de presse organisée par l’Institut Français à Tel-Aviv. L’occasion de nous faire partager des secrets de tournage et de découvrir le regard qu’ils portent sur le public israélien.

Chocolat.Poster.Israel

Passionné par les acteurs, Roschdy Zem réhabilite le premier artiste de couleur Rafael Padilla et signe un biopic maîtrisé et émouvant avec « Chocolat ». Le film est inspiré de l’histoire vraie du clown noir « Chocolat », une célébrité dans la France du XIXème siècle. Incarné par Omar Sy (« Intouchables ») et James Thierrée (petit-fils de Charlie Chaplin), leur interprétation est plébiscitée par le public et le succès est au rendez-vous dès sa sortie en France. Depuis, « Chocolat » a été vendu à plus de 30 pays, dont Israël, avec une sortie prévue pour le 7 avril 2016. Roschdy confie s’être appuyé sur tous les documents qu’il a pu collecter afin de rendre son personnage crédible tandis que d’autres scènes sont purement fictives. A travers ses films, il souhaite déclencher des débats et initier le dialogue. Curieux, il s’intéresse à tous les cinémas. Selon lui, « tout le monde peut se retrouver dans l’histoire d’un film ». Engagé mais pas vindicatif il s’intéresse surtout aux relations humaines.

Français d’origine marocaine Roschdy Zem entretient avec Israël un lien particulier. Alors qu’il incarne Yoram dans « Va, Vis et devient » de Radu Mihaileanu, il apprend l’hébreu et nous glisse quelques expressions lors de la conférence. Il fait ses premiers pas de réalisateur avec le film « Mauvaise foi », une comédie sur un couple mixte composé d’une juive et d’un musulman. Il est le parrain de l’association « Un cœur pour la paix », qui permet à des enfants palestiniens souffrant de malformations cardiaques d’être opérés gratuitement par des équipes de médecins israéliens et palestiniens.

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Pour Emmanuelle Bercot en revanche, c’est une première. Elle affirme être venue en toute sérénité ravie de découvrir ce qu’est la réalité d’Israël et à hâte de se rendre à Jérusalem « dont l’ambiance parait-il est bien différente de celle de Tel-Aviv ».

Dans « Mon Roi » réalisé par Maïwenn, elle incarne le rôle de Tony admise dans un centre de rééducation après un grave accident de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer son histoire d’amour destructrice. Pour Tony c’est une difficile reconstruction passant par un travail corporel intense où tout est remis en question. Emmanuelle Bercot a l’habitude de travailler avec Maïwenn dont les méthodes sont particulières bien qu’elle laisse une grande liberté d’improvisation aux acteurs. Pour autant, Emmanuelle tient à préciser que tout cela reste très encadré: « Maïwenn allait jusqu’à nous souffler la réplique. C’est stimulant de la voir travailler, elle ne lâche rien et ne baisse jamais les bras ». Concernant ses projets, Emmanuelle nous confie qu’elle vient de finir le tournage d’un film sur l’affaire du médicament « Mediator » qui sera le portrait d’Irène Frachon, celle qui a lutté pour faire éclater le scandale sanitaire, avec l’actrice de « Borgen », Sidse Babett Knudsen et Benoît Magimel.

Daria Soussan