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26 avril 2017 | ל ניסן התשעז
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L’IAI à la recherche de nouveaux cerveaux au salon du Bourget

Le drone Super Heron - Crédit photo : IAI

Le drone Super Heron – Crédit photo : IAI

Présente au salon du Bourget depuis 1971, la compagnie Israel Aerospace Industries (IAI) sera l’un des principaux exposants du pavillon israélien qui s’annonce comme l’un des plus impressionnants organisés par l’État hébreu. L’IAI profitera de l’occasion pour proposer aux Juifs de France envisageant de s’installer en Israël la possibilité de s’intégrer directement dans une entreprise représentant l’un des plus gros employeurs du pays.

L’IAI ouvre ses portes aux nouveaux immigrants de France

À près de deux semaines de la 51e édition du Salon du Bourget, qui s’annonce comme un bon cru puisqu’elle réunira 2 260 exposants, l’industrie aéronautique israélienne se propose de tirer le maximum de cet évènement. L’un des principaux exposants israéliens, la compagnie Israel Aerospace Industries (IAI), qui s’est déjà fait un nom au Salon de l’aéronautique et de l’espace, ne se contentera pas de présenter ses activités et produits aux acheteurs potentiels et au grand public. L’IAI cherche à recruter de nouveaux ingénieurs auprès de la communauté juive de France, en leur proposant de s’intégrer au sein d’une compagnie qui emploie près de 15 000 personnes en Israël et réalise un chiffre d’affaires annuel de quelque 4 milliards de dollars.

La société côtée à la bourse de Tel Aviv (TASE) se flatte de couvrir tous les domaines de la construction technologique – espace, air, terre et mer. Cette caractéristique résulte des conditions géopolitiques – notamment l’embargo français sur les armes destinées au Proche-Orient décrété en mai 1967 – qui ont amené l’État hébreu à développer une nouvelle capacité d’adaptation et à produire ses propres armes.

L’IAI fabrique ainsi des avions aussi bien civils (notamment le Gulfstream G280), que militaires (Lavi, Kfir…), des drones (comme l’Eitan que l’Espagne envisage d’acquérir), des missiles (dont le fameux Arrow – Hetz, capable de détruire des missiles au-dessus d’un pays), des radars, des satellites (Ofek) et des navires (comme les Super Dvora).

Une variété qui fait la force de la compagnie publique dont l’exportation représente 80 % de ses ventes et qui d’après son vice-président Gad Cohen, lui-même francophone, offre aux ingénieurs de larges opportunités d’épanouissement.

De Tarbes à l’IAI, le parcours de rêve de Michèle Hassid

L'avion d'affaires G280 - Crédit photo : IAI

L’avion d’affaires G280 – Crédit photo : IAI

Pour présenter les avantages de rejoindre les quelque 6 000 ingénieurs de l’IAI, l’entreprise n’a pas hésité à inviter la presse israélienne francophone à visiter ses lignes d’assemblage de l’avion d’affaires Gulfstream G280 et de ses drones – du Scout à l’Eitan.

Israpresse y a notamment rencontré Michèle Hassid, que l’IAI est allé chercher en France alors qu’elle finissait à peine ses études d’ingénieur Art et Métier en 1983. Inscrite à l’Agence juive pour faire son Alya (immigration en Israël), la jeune étudiante reçoit une invitation de l’IAI au Salon du Bourget. Elle y découvre la compagnie qui à l’époque présente déjà des avions de pointe. Dès le lendemain, la future ingénieure est invitée à un entretien d’embauche à l’ambassade. C’est avec un contrat de travail en poche que Michèle atterrit en Israël dès le mois d’août, « comme d’Artagnan qui arrive à Paris avec un cheval, une épée et une lettre de recommandation pour monsieur de Tréville », aime à raconter la Tarbaise.

La jeune femme « armée d’un crayon d’ingénieur en guise d’épée » ne parlait pas hébreu, ce qui ne l’a pas empêchée de devenir immédiatement ingénieure de conception sur le projet Lavi.

Aujourd’hui, Michèle Hassid est directrice du service d’ingénierie de Bedek Aviation, principale filiale de l’IAI. L’ancienne de l’ENSAM estime qu’une entreprise travaillant sur une grande diversité de projets permet à l’ingénieur de se réaliser sur le plan professionnel autant que personnel. L’IAI propose ainsi une situation « win-win » pour les immigrants potentiels, « qui, venant avec une formation différente, apportent une perspective nouvelle et une plus-value très appréciée à l’équipe », explique Mme Hassid. « L’IAI n’est pas qu’un employeur, depuis le début j’ai bénéficié d’un soutien, qui m’a aidé à faire mon Alya et à me sentir intégrée dans quelque chose de grand offrant de nombreuses possibilités », nous confie Mme Hassid.

Ainsi, au-delà des démonstrations de vol du drone électrique Etop, du 15 au 21 juin, les Juifs français sont invités à contacter l’IAI pour envisager leur avenir au sein d’une industrie qui fait la fierté du petit pays.

Yaël Ancri