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23 mars 2017 | כה אדר התשעז
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Le miracle de l’agriculture israélienne

MIDEAST ISRAEL AGRICULTUREAgromashov, le plus grand salon agricole annuel du pays se tient à Tel-Aviv du 23 au 25 juin. Pour la 25e édition de cette foire agricole, 20 000 visiteurs sont attendus. Parmi eux de nombreux étrangers, séduits par l’éventualité d’importer dans leurs pays les pratiques innovantes mises au point par un petit pays aride qui réussit en moins de sept décennies à faire fleurir le désert. L’occasion pour IsraPresse de revenir  sur quelques-uns des grands succès de l’agriculture israélienne.

La révolution de l’eau : La micro-irrigation connue sous le nom de « goutte-à-goutte » a été développée par les Israéliens Simcha Blass et son fils Yeshayahu. Mis en place en 1959 au kibboutz Hatzerim, le brevet a réussi à automatiser un procédé datant de l’Antiquité. Grâce aux Blass, père et fils, l’eau est libérée non pas via des trous minuscules, facilement obstrués par des particules, mais par de grands orifices à l’intérieur d’un émetteur plastique. Pour limiter l’écoulement de l’eau, le brevet utilise le frottement. Cette révolution de l’irrigation pousse ces inventeurs à créer la compagnie Netafim. La méthode qui a fait ses preuves s’exporte dès la fin des années soixante en Australie, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Depuis, le pays à la faible pluviométrie, développe des systèmes ingénieux comme le traitement des eaux usées et la mise au point de la culture hors sol nécessitant peu d’eau. C’est ainsi que dans le Neguev, malgré des conditions environnementales limitées, Israël produit olives, raisins, fraises et concombres.

Vaches dans une ferme du Golan (Sarah Schuman/ Flash90)

Vaches dans une ferme du Golan (Sarah Schuman/ Flash90)

Des vaches ultra-productrices : Les vaches israéliennes sont parmi les plus productrices de lait au monde. En 2009, Soufa, un bovin du kibboutz Karmiya décroche même la médaille d’or de la production laitière avec 11.292 litres de lait loin devant les  9.053 litres pour la vache américaine. A titre de comparaison la vache européenne produit 5. 918 litres, et la chinoise seulement 2.000. Des chiffres éloquents pour un pays où chaque habitant ne consomme que 200 litres de lait chaque année, contre 300 sur le vieux continent.  En plus d’être performantes, les 120.000 vaches israéliennes, réparties dans 970 fermes, sont réputées pour produire environ 80% de métane de moins que leurs consoeurs européennes. Le métane, présent dans les rots et les flatulences de vache, hautement inflammable, est un casse-tête environnemental.
En 1977, Afimilk est fondée dans un kibboutz et met au point la première balance à lait électronique. L’entreprise a également conçu le premier détecteur capable d’analyser le gras, la protéine et les cellules somatiques du lait quasiment en temps réel. Ce système permet, pour finir, de diagnostiquer les vaches atteintes d’acétonémie durant les premiers jours de lactation. Pas étonnant pour le pays où coule « le lait… »

פרש אגרומשוב(1)La mise au point de nouvelles variétés : Inventive, l’agriculture israélienne a très tôt misé sur l’insémination afin de mettre au point de nouvelles variétés de fruits et de légumes. C’est ainsi qu’en 1995, Nahum Kedar et Haim Rabinowitz, créent la toute première tomate cerise dont le succès sera planétaire. L’institut Volcani, le plus grand centre de recherches agricoles est à l’origine de nombreuses variétés comme les melons Galia ou encore la variété d’agrumes Or, produits notables pour leur résistance aux microbes,  leur quasi-absence de pépins et leur facilité à s’éplucher. Aujourd’hui, la gamme Or est cultivée, selon un protocole israélien en Europe et plus particulièrement en Espagne. Autre réussite notable de l’agriculture israélienne, la culture hors-saison de nombreuses variétés comme les fraises, des kakis et des framboises.

V.G-B