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18 décembre 2017 | ל כסלו התשעח
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Drogue à l’armée : hausse de 50 % des infractions

Un soldat jugé pour trafic de drogue en 2013

Un soldat jugé pour trafic de drogue en 2013 – Crédit photo : Flash 90

Le nombre d’actes d’accusation déposés à Tsahal contre des soldats pour des infractions liées à l’usage ou au trafic de drogue a augmenté de 50 % en 2014. D’après un rapport présenté dimanche par le colonel Asher Halperin, avocat de la défense de Tsahal, 629 mises en examen ont été enregistrées en 2014, contre 416 en 2013. La proportion des dossiers concernant ce genre d’infractions sur l’ensemble des dossiers traités par la police militaire a également augmenté (66 % des crimes enregistrés étaient liés à l’usage ou au trafic de drogue, contre 50 % en 2013).

Les mises en examen concernaient diverses infractions, allant du refus de subir un examen au trafic de drogue, en passant par l’usage personnel du soldat. Cette hausse des mises en examen s’explique notamment par un changement des critères de la police militaire, qui met désormais en examen des soldats avouant avoir utilisé de nouveaux produits de synthèse, comme le Niceguy, qui ne figure pas sur la liste des substances dangereuses.

En revanche, le nombre de désertions du service militaire a baissé, passant de 3 862 cas en 2013 à 3 359 l’an passé. 64 % des dossiers de désertion ont été ouverts dans la région centre, qui comprend le commandement centre, l’armée de l’air, la défense passive et les unités affiliées à l’état-major. 19 % des dossiers concernaient la région sud et les forces terrestres. Enfin, 17 % des désertions ont été enregistrées dans la région nord et dans la marine.

Le rapport du colonel Halperin rappelle aussi que la police militaire a pris plusieurs mesures pour améliorer ses services, raccourcissant notamment la durée de la première garde à vue des soldats de 48 à 24 heures comme dans le civil.

YA