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22 mai 2017 | כו אייר התשעז
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Colère en GB : l’AP détourne ses fonds vers le terrorisme

Wissam Nassar/Flash90

Wissam Nassar/Flash90

La Grande-Bretagne est en colère après avoir appris que les quelque 130 millions de livres sterling qu’elle transfert chaque année à l’Autorité palestinienne (AP) a servi à financer le salaire de terroristes emprisonnés en Israël, affirme le site d’informations NRG.

Le système, détaillé il y a deux ans par le site d’information du journal The Guardian, est toujours valable aujourd’hui. Ainsi, lorsqu’un Palestinien est reconnu coupable d’un acte terroriste contre des cibles israéliennes, militaires ou civiles, il reçoit automatiquement un salaire généreux de la part de l’Autorité palestinienne. Ce salaire, défini par la « loi du prisonnier » palestinien, est administré par le ministère palestinien des Affaires des prisonniers. Un groupe de surveillance palestinien, le « Club des Prisonniers », s’assure, quant à lui, de l’effectivité du versement qui reste une priorité, même pendant les crises financières fréquentes.

En vertu de cette loi soigneusement articulée, plus l’acte de terrorisme est grave, plus le salaire sera conséquent. Une peine de prison allant jusqu’à trois ans vaut un salaire de près de 400 dollars par mois, une peine allant entre trois et cinq ans sera rémunérée environ 560 dollars par mois, celles de 10 à 15 ans atteignent des salaires d’environ 1 690 dollars par mois, et les pires actes de terrorisme contre des civils punis par des peines d’entre 15 et 20 ans ouvrent l’accès à un salaire de 2 000 dollars mensuels.

Environ 6% du budget palestinien est consacré à ces  »salaires ». Des sommes qui proviennent de pays donateurs, tels que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège et le Danemark.

Mardi, on apprenait que malgré les engagements palestiniens selon lesquels l’argent britannique ne servirait plus à financer ces émoluments, l’AP avait trouvé le moyen de détourner les fonds anglais pour les verser indirectement aux prisonniers.
Cette découverte, mise à jour par l’association Palestinian Media Watch, un organisme de monitoring des médias palestiniens, a causé la colère de nombreux parlementaires britanniques, qui ont appelé à cesser tout transfert de fonds tant qu’ils serviraient à des fins qualifiées « d’encouragement au terrorisme ».

Dans une déclaration commune à plusieurs membres du Parlement britannique appartenant au Parti conservateur, on pouvait lire: « Les contribuables britanniques seront choqués d’apprendre que l’AP a transféré l’argent qu’ils ont gagné à la sueur de leur front à des terroristes condamnés par la justice. Il est nécessaire de condamner avec force l’AP qui a trompé les pays donateurs. Le gouvernement britannique doit reconsidérer le budget accordé à l’AP jusqu’à ce que cesse cette pratique horrible ».

S.L.L et L.D.