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26 mars 2017 | כח אדר התשעז
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Bernard-Henri Levy à la recherche du génie juif‏

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Le philosophe français Bernard-Henri Levy donnera une conférence au musée d’art de Tel Aviv mercredi soir autour de l’actualité et de son dernier livre « Le Génie du judaïsme » (Grasset, 2015), un livre de réflexions autour de l’humanisme, l’éthique, l’antisémitisme et le rôle du peuple juif dans le monde.
Romancier, philosophe, intellectuel engagé, cinéaste, auteur prolifique et figure centrale de la pensée française contemporaine, BHL, qui affiche fièrement son soutien à Israël s’est confié à IsraPresse à la veille de sa conférence très attendue.
Israpresse : Mr Levy, parlez-nous de votre ressenti en arrivant en Israel? 
Comme toujours, une grande émotion. Je ne compte plus, depuis longtemps, le nombre de fois où je suis venu, dans ma vie, en Israël. Mais l’émotion, étrangement, est chaque fois identique et inentamée. J’aime Jérusalem. Mais j’aime aussi Tel Aviv, sa fièvre, sa joie de vivre, la façon que l’on y a de danser sur un volcan, son insouciance grave.
Israpresse : Qu’avez-vous à dire aux Israéliens qui vivent une periode difficile depuis quelques mois?
Ma solidarité. Ma modeste mais fervente et entière solidarité. Vous savez que je suis là pour donner lecture, plusieurs mois avant sa parution en France et aux Etats-Unis, d’extraits de mon prochain livre, le Génie du Judaïsme. Eh bien tel était, dès le début, le sens de cette décision et de ce geste : réaffirmer, comme chaque fois qu’Israël se trouve dans la tourmente ou la peine, cette pleine et vive solidarité.
Israpresse  : Que pensez-vous de la solidarité que les Israéliens ont montré après les attaques à Paris?
Le monde entier a été solidaire de la France.
Israpresse : Pensez-vous que le regard de la France et plus généralement de l’Europe sur Israël va changer maintenant? 
Peut-être oui. C’est l’éternelle histoire de ce que le philosophe tchèque Jan Patocka appelait « la solidarité des ébranlés ». Il y a, aujourd’hui, entre Israël et la France, une solidarité des ébranlés. Durera-t-elle ? Je ne sais pas. J’aimerais.
Israpresse : Quel message rapportez-vous d’Israël avec vous?
Un pays qui a vécu l’essentiel de sa courte existence (moins de 70 ans) en « état d’urgence ». Mais qui n’a jamais, pour autant, transigé sur le scrupuleux respect des valeurs, des principes et des usages démocratiques.
Israpresse: Avez-vous un message particulier à faire passer aux Israéliens francophones?
Le message c’est demain, mercredi, au Musée de Tel Aviv, que je le ferai passer. Le génie du judaïsme. La fierté juive. Et, dans le détail en même temps qu’en profondeur, ma relation à Israël.
Propos recueillis par Nelly Ben Israël